Il y a quelque temps, je parlais ici du Gositel, ce logement pour étudiants et travailleurs typiquement coréen. Nous avions découvert et visité ce type de logement avec le groupe de webdocumentaire dont je faisais partie. C’était une belle opportunité. Certains ont étudié des sujets peut-être plus ludiques, comme la nourriture ou le cinéma. Notre sujet, le logement, pouvait sembler moins attractif, et pourtant, je pense qu’aucun de nous ne regrette de l’avoir choisi. Ce choix s’inscrivait dans la continuité du thème que nous avions étudié en France, le logement alternatif à Paris.
Pendant un moment, nous étions à la recherche d’étudiants vivant en squats, et j’ai pu visiter un immeuble réquisitionné par le collectif Jeudi Noir. C’était tout simplement aberrant, cet immense immeuble de 1600m² était vide depuis très longtemps, toujours entièrement chauffé et disposant de toutes installations nécessaire à la création de logements (eau courante, salle de bain, électricité). Quelques travaux ont été effectués par les bénévoles pour rajouter des douches (car il n’y en avait qu’une seule), et pour rendre l’endroit plus accueillant, le bâtiment abritant précédemment des bureaux assez tristes. Au sous-sol, une grande pièce était aménagée pour les enfants, les bénévoles d’une association dont je n’ai pas retenu le nom y venaient pour faire des animations.
Le salon était très grand, décoré avec des matériaux de récup', les habitants du squat avaient réussi à faire de ce lieu un endroit vraiment chaleureux. Les squats véhiculent souvent une mauvaise image, pourtant certains sont simplement des immeubles comme celui-ci, utilisés pour reloger des familles qui sont bénéficiaires du DALO (Droit Au Logement Opposable).
| Photos prises par Jennifer D. dans le cadre du webdocumentaire. |
On avait, à cette occasion, réalisé un petit portrait d’Amira, une jeune étudiante qui avait eu la gentillesse de nous accorder une interview, et dont la famille faisait partie des occupants du squat. Vous pouvez retrouver ce travail ici.
En faisant quelques recherches sur ce qu’est devenu le squat rue de Valenciennes, j’ai appris qu’une procédure de préemption (en gros, une procédure d’acquisition prioritaire du bien) avait été engagée par le conseil de Paris, pour y créer ensuite 16 logements sociaux. Jeudi noir, dans cet article, semble satisfait que l’immeuble soit utilisé de cette façon et que le parc social parisien progresse, tout en espérant que la politique de lutte contre le mal-logement ne s’arrête pas à cette action symbolique. Lire l'article en question sur jeudi noir.org

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