On a fait la route sans savoir vraiment où on allait atterrir. Quand on est arrivés, il faisait beau, c'était bon signe. Il y avait des gens qui avaient l'air cools, d'autres un peu trop anti-baskets, on a pas bien compris pourquoi.Une fois la tente posée, on est tranquillement partis vers la scène, avec un (ou deux) verres de vin.
Là, Flavia Coelho est déjà en train de chanter. On danse, les gens sont souriants, maquillés, tatoués, on rentre dans l'ambiance. Et franchement, pas besoin de faire beaucoup d'efforts tant Flavia nous emporte facilement sur des rythmes entrainants. Même si on ne connait pas les chansons, on apprend les refrains sur le tas; on s'essaye même à la Samba (y'a du boulot).
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| Flavia Coelho au festival de Saint-Gobain |
Le festival propose quelques stands de restauration, légèrement moins chers que dans les festivals "normaux", mais on est pas vraiment convaincus. Sauf par les frites et le vin à 1 € (ou plutôt un Gobains, Goban ? On a jamais sû). Je cite "On a que du gros rouge qui tâche". Eh bien allons-y messieurs, on en prendra quelques litres et on lavera nos fringues un autre jour. Le tout pour être bien en forme pour notre motivation principale de la soirée : rien de moins que la sista en personne. Vite, on se faufile, on est presque arrivés au bord de la scène. Faut l'avouer, dans les festivals solidaires on croise des gens perchés. Ce fut le cas de la fille au serpent mort accroché par une petite ficelle à un bâton. On a pas bien compris pourquoi, mais on s'est ramassé quelques fois le serpent dans la tête au détour d'une chansonette (pour la rime !). De Buenos Dias à La Rage on a bien crié jusqu'à perdre presque l'usage de nos cordes vocales. On s'est planqués, on a sauté partout, j'ai failli me faire emporter très loin mais heureusement quelqu'un veillait au grain (et hop, une expression toute faite!). Un concert malgré tout bien trop court, on voudrait que ça ne s'arrête jamais. Et Keny est venue après toute la soirée discuter avec son public autour d'une martiflette (oui, oui, la tartiflette au maroilles, on est dans le Nord les gars), super accessible. Oui sauf que nous on était trop occupés à faire n'importe quoi sur la gougoutte à son chat (Merci Brassens' not dead). On peut dire qu'on est bien restés dans le registre animalier, on s'est même transformés en gorilles. On a pas sû si la fille à la robe jaune existait vraiment, mais on sait maintenant à quoi ressemblera Clembat plus tard !
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| Keny Arkana |
Rien ne nous arrêtait plus ! Enfin si, le gars de la sécurité. Bon, retour au camping.
On a donc testé un festival solidaire et je peux vous dire que j'ai trouvé ça génial, il faut juste savoir que :
- L'eau n'existe pas
- Il faut pas avoir peur de faire pipi dans une poubelle, sauf s'il y a une forêt à proximité.
- Mon accompagnateur a définitivement une tête de teufeur, même avec ses petites lunettes hispter.
- Pour l'après concert, il faut réviser ses classiques roots qui datent du lycée, Tryo, la rue Ket, Manu Chao, et là, tu seras vraiment au top, sauf si tu dors déjà.
- Un short avec des poches qui ferment bien est préconisé.
- Savoir faire un créneau et avoir un GPS est facultatif.


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